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nombre des abonnés est devenu assez considérable; le cercle des _ échanges s'accroît ainsi et nous nous en félicitons vivement, car 4 les rapports qui s'établissent de cette manière entre les naturalistes É. de tous les pays, constituent un des principaux objets de notre | programme. Nous avions, l'an dernier, exprimé l'espoir de voir nos lecteurs Dhnner davantage aux études anatomiques; le concours de _ dissection que nous avons ouvert il y a quelques mois, a donné de _ bons résultats et nous sommes heureux de publier aujourd'hui k l'excellent travail de M. Ph. François. L'étude de M. Lameere, Le qui a été également jugée digne du prix, paraîtra dans l’un des = prochains numéros. <

_ Jusqu'à présent, les articles d'entomologie constituent la partie

| À nombre d'entomologistes et out de coléoptéristes que nous _ comptons parmi nos abonnés; la géologie tend ARS à | prendre de Ken dans la Feuille; nous n'avons qu'un regret

Css études et de leurs observations; nous serions désireux en _ eflet de donner dans notre journal à dette partie des sciences A à 4 À naturelles la place qu'elle mérite.

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LA RÉDACTION.

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Concours de dissection de la « Feuille des Jeunes Naturalistes »

SUJET PROPOSE :

ANATOMIE D'UNE CHENILLE DE PAPILLON DIURNE

La Chenille étudiée est celle de la Grande Tortue ( Vanessa polychloros)

Extérieur. Pour faciliter la description de notre chenille, nous la suppo- serons posée de profil et la tête en haut.

(La figure 1 représente une chenille idéale placée dans cette position).

Le corps, outre la tête, est composé de 12 segments ou zoonites, il est à peu près cylindrique. $

La couleur foncière est noire, relevée çà et de marbrures blanchâtres; on observe de plus trois bandes longitudinales jaunes, une dorsale médiane et une latérale de chaque côté, la dorsale étant partagée dans toute sa longueur par une fine raie noire.

Tout le corps est couvert de soies noires peu densément dressées, faisant saillie chacune au sommet d’un mamelon blanchâtre qui contribue à former les marbrures du corps. Ces soies sont en partie distribuées sans ordre et en partie placées en lignes perpendiculaires au grand axe de l’animal. |

Outre les soies, le corps porte des épines disposées dans un ordre particulier. Ces épines (fig. 5) sont jaunes avec un nombre variable de pointes acérées et noires (2 au moins, 9 au plus). | |

Les petites croix tracées sur la chenille (n° 1) indiquent les points d'insertion de ces épines. On peut voir ainsi que la tête et le premier segment n’en portent pas. Brue Les deuxième et troisième portent chacun cinq épines : soit une dorsale (E') et deux paires latérales (E° et E°). Ces-épines sont sur une même ligne droite perpendiculaire au grand axe du corps.

Des cinq, l’épine dorsale (EH) est la plus petite (elle a deux ou trois pointes au plus), les épines E°, au contraire, sont les plus fortes.

Les autres segments du corps, de 8 à 10 (inclusivement) portent 7 épines dont une paire (E*) est placée au-dessous du stigmate que portent ces segments; de plus, on peut remarquer que les épines au lieu d’être insérées sur une ligne droite comme celles des segments 2 et 3, ont une tendance de plus en plus marquée à former une ligne en zigzag; les épines 2 et 4 se reportant en arrière. On doit remarquer aussi que cette paire d’épines (E*) ne se trouve que sur les segments du corps porteurs de stigmates, et que tous les segments pourvus de stigmates l’ont, sauf toutefois le premier zoonite qui n’a pas-d'épine du tout. -

Le onzième zoonite porte neuf épines, c’est-à-dire une paire de plus que les précédents; cette paire (E”) est située en arrière de la paire (E”).

Le douzième zoonite n’en porte qu’une seule paire.

Tête (fig. 2). La tête d'un noir bleuâtre est composée essentiellement de deux calottes latérales ce et d’une pièce médiane triangulaire (Epistome, Ep). Au-dessous de celui-ci se voit le labre formant la limite supérieure de la bouche dont les différentes pièces seront décrites à propos de l'appareil digestif.

À l’angle inféro-antérieur de chacune des calottes et très rapprochées de la bouche se trouvent les antennes, elles sont très réduites et composées d’un petit nombre d'articles terminés par deux longues soies (une antenne très grossie,

fig. 6).

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. Late En arrière et en dehors des antennes, on voit les ocelles ou yeux simples de - Ja chenille (oc) au nombre de six de chaque côté. La fig. 1” représente ces …. ocelles très grossis avec leur taille et rapports respectifs placés dans la position - qu'ils occuperaient sur la chenille (fig. 1).

= Les deux calottes latérales sont couvertes de petits mamelons coniques terminés chacun par une soie noire dressée. Ces mamelons sont de plus en plus forts à mesure que l’on remonte de la bouche vers le sommet de la tête, et - chacune des calottes en porte un plus fort que les autres qui figure une petite #0. corne (Cu).

- Appendices. Les trois premiers segments du corps portent chacun une paire de pattes articulées (P), pattes thoraciques ou paltes écailleuses (une de __ ces pattes très grossie, fig. 3). Ce sont les vraies palles de la chenille repré- sentant les six pattes de l’insecte adulte, elles sont formées de trois articles et _ terminées par un crochet.

On peut donc dès à présent distinguer dans notre chenille trois régions :

ps La tête;

; Le thorax formé de trois segments (prothorax, mésothorax et métathorax) - portant chacun une paire de pattes;

|

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._ L’abdomen formé des neuf autres segments.

æ On remarque sur cet abdomen cinq paires (dans la chenille de la grande tortue) d’autres appendices locomoteurs, appelés fausses pattes (Fp, fig. 1 et - fig. 4) ou encore pattes membraneuses, qui ne sont pas articulées et apparaissent __ comme des expansions cutanées coniques terminées par un disque semblable à une ventouse entouré de crochets chitineux (un de ces crochets très grossi, Es

disque comme on serait tenté de le croire, mais par son bord interne (fig. 1), ce F. qui résulte de ce que la courbure des crochets est tournée en dehors au lieu de l'être vers le centre de la pseudo-ventouse. _ De ces fausses pattes, une paire est propre au dernier zoonite, ce sont les pattes anales, les autres sont situées sur les segments 6, 7, 8 et 9, de sorte …_ qu'entre le segment 3 qui porte de vraies pattes et le segment 6 qui porte les k premières fausses pattes, il y a 2 segments apodes et 2 autres (11 et 12) également apodes entre le et le 11° qui porte les pattes anales. ne Orifices. Outre la bouche dont nous avons déjà indiqué la position, nous | devons considérer les orifices suivants : L'anus placé à la partie inférieure du dernier zoonite et s’ouvrant entre les | deux fausses pattes dites anales. n Les orifices de l’appareil respiratoire (stigmates). Ils sont au nombre de neuf paires ainsi distribuées : Une paire sur le premier segment (S', fig. 1). Une paire $”, S’, S'... sur chacun des segments 4, 5, 6, 7, 8, 9, 10 et 11; on voit donc ainsi que les zoonites 2, 3 et 12 sont dépourvus de stigmates. Respiration. Dans les insectes, suivant la belle expression de Cuvier, ce n'est pas le sang qui va à la recherche de l'air atmosphérique, mais c’est l'air qui vient chercher le sang; autrement dit c'est une circulation aérienne rem- plaçant en partie la circulation sanguine. _ Les vaisseaux aérifères ont reçu le nom de {frachées. ee Dans la chenille que nous étudions, leur disposition consiste en une paire de . troncs longitudinaux, reliés entre eux antérieurement par une commissure 5 passant dans la tête, émettant des rameaux, se rendant à tous les organes et recevant l’air par des orifices situés à la périphérie. . Nous avons indiqué en faisant la description extérieure du corps la position de __ ces orifices; ce sont les s{igmates. La fig. 7 représente un stigmate très grossi; on peut voir qu'il est constitué par un cadre chitineux elliptique,

î fig. 4’). La chenille dans la marche se fixe solidement, non par la surface de ce

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: | | péritrème (P) portant du côté interne de profondes déchiquetures barbelées dont

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les poils doivent empêcher les poussières de pénétrer dans les troncs trachéens.

La fig. 8 représente l'ensemble de l'appareil respiratoire, la préparation étant étalée et vue en dessus, les stigmates sont en dessous et par conséquent invisibles. On peut se rendre compte cependant qu'à chaque stigmate fait suite une sorte de vestibule ou chambre sous-stigmatique d’où part un nombre assez considérable de troncs trachéens dirigés : |

Les uns en dehors; ils se rendent à la région dorsale [muscles, tissus adipeux, vaisseau dorsal) ;

Les autres en dedans se distribuent à Ja région ventrale (muscles, tissus adipeux, système nerveux); |

Un tronc réunissant chacun d’eux avec le précédent et le suivant du même

côté; cette anastomose qui représente un arc à convexité tournée en dedans, donne un petit tronc se distribuant à la région ventrale; la grande anastomose qui traverse le thorax (A) présente une double courbure en S et donne deux petits troncs à la région ventrale et un gros à la région dorsale; . Des huit paires de stigmates abdominaux partent soit un seul tronc se divisant rapidement, soit plusieurs troncs qui naissant de la région extérieure de la chambre sous-stigmatique s'infléchissent immédiatement en dedans et viennent s’étaler en éventail sur le tube digestif.

Les stigmates de la première paire s’anastomosent entre eux (B) et de cette anastomose partent un certain nombre de troncs se distribuant dans la tête.

Système nerveux. Le système nerveux des annelés se compose fonda- mentalement de deux chaînes ganglionnaires parallèles donnant un ganglion pour chaque anneau du corps. Les deux ganglions typiques que l’on devrait avoir ainsi pour chaque zoonite sont généralement soudés deux à deux (sauf toutefois les ganglions cérébroïdes), de sorte que l’on n’a plus qu'une chaîne unique, mais dont les ganglions sont reliés par deux connectifs, encore arrive-t-il souvent que la coalescence étant poussée plus loin, les deux connectifs se confondent en un seul. -

Le système nerveux de la chenille de la grande tortue est constitué par une chaîne de treize paires de ganglions dont la première (la seule qui ne soit pas confondue en une seule masse) est située au-dessus du tube digestif, tous les autres se trouvant au-dessous de lui sur la ligne médio-ventrale.

L’œsophage passe donc dans l’anneau formé par les ganglions cérébroides (ganglions de la première paire), le ganglion sous-æsophagien (ganglions de la deuxième paire fondus en une seule masse) et les connectifs qui réunissent ces ganglions entre eux. Il faut ajouter qu’une petite commissure extrêmement fine (Cm, fig. 9), passant au-dessous de l’œsophage comme une sangle, relie les deux connectifs entre eux.

Les ganglions cérébroïdes ont la forme de deux petites sphères accolées l’une à l’autre, ils donnent antérieurement et en dessous chacun deux nerfs; nerf antennaire et nerf optique. La fig. 10 représente le collier œsophagien (Co, fig. 9), vu de profil, le nerf antennaire (Na) et oculaire (No). On peut y voir également le ganglion sous-æsophagien (So) et les trois nerfs qu'il émet de chaque côté :

Nerf mandibulaire (Nm) ; nerf des mâchoires (Nmx) et un troisième nerf se rendant à la lèvre inférieure et aux muscles pharyngiens (Np).

De chacun des ganglions qui viennent ensuite partent deux paires de nerfs.

Pour les trois premiers (ganglions des pro, méso et métathorax), la première paire ou paire antérieure innerve les pattes écailleuses (Np), la seconde paire se distribue aux muscles et tissus adipeux de la région ventrale; de plus, de chacun des connectifs part un nerf considérable (Nc) qui se rend aux muscles et aux tissus adipeux de la région dorsale,

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| thoracique, la seconde paire se rend toujours à la région ventrale.

Les deux derniers ganglions sont réunis en une seule masse ; il en part quatre paires de nerfs dont les trois dernières forment une sorte de queue de cheval qui se porte dans la région postérieure du corps, ce sont les nerfs des organes

_ génitaux et armature génitale de l'adulte.

Indépendamment de ce système nerveux principal ou système de la vie

_ animale, correspondant physiologiquement au système nerveux cérébro-spinal des animaux vertébrés, et dont le cerveau seul est au-dessus du tube digestif,

il existe un système nerveux viscéral ou Den de la vie organique, disposé au-dessus du canal alimentaire. Chacun des ganglions cérébroïdes émet en arrière un petit nerf se rendant

_ à un ganglion, que sa position pourrait faire nommer ganglion œsophagien

(voir fig. 9 et surtout 10, Go) duquel partent un certain nombre de nerfs qui se distribuent au tube digestif.

_ Il existe encore une troisième forme de système nerveux très apparente chez la chenille qui nous occupe, ce système est différent suivant qu’on le considère dans le thorax ou dans l’abdomen :

Dans le thorax, un petit filet part de chaque ganglion, et ou bien se rend directement au ganglion suivant sans se diviser (ainsi que cela a lieu entre le ganglion sous-æsophagien et le ganglion prothoracique), ou bien émet plusieurs nerfs extrêmement fins qui vont s’anastomoser avec les nerfs des commissures

(Nc) ou ces commissures elles-mêmes ;

Dans l'abdomen, un mince filet part des commissures et se rend à un petit renflement en patte d’oie placé sur la ligne médiane, celui-ci émet un nerf de chaque côté et un petit nerf en dessous qui se rend au ganglion. Les nerfs latéraux s’anastomosent avec celui de la première partie du ganglion correspon-

_ dant et de se rendent dans les parties latérales du corps.

Ce système est comparé aujourd’hui au grand sympathique des vertébrés. Digestion. L'appareil digestif de la chenille est tres simple, il ne présente pas de circonvolutions et s'étend en ligne droite de la bouche à l’anus.

La bouche est constituée sur le type de celle de tous les insectes broyeurs, c'est-à-dire que l’on doit y considérer :

Un labre ou lèvre supérieure (Lb, fig. 2 et 11, et fig. 12);

. Une paire de mandibules (M, fig. 2 et 11, et fig. 13): _3° Une paire de mâchoires (Mx, fig. 2 et fig. 14);

Une lèvre inférieure (Li, fig. 2 et fig. 15).

Le labre ne présente rien de particulier.

La mandibule, formée d’une seule pièce offre une surface triturante discoide concave et tranchante sur les bords, elle porte deux prolongements, sortes de tendons chitinifiés qui servent de points d'insertion aux muscles abducteurs et adducteurs.

La mâchoire, assez rudimentaire, présente plusieurs articles et deux tiges terminales dont l’une est l'expression d’un palpe maxillaire très atrophié, et

un certain nombre de soies dressées.

La lèvre inférieure ou languette est plus intéressante à beaucoup d'égards. La fig. 15 en donne une vue de profil. On peut remarquer ainsi que son bord antérieur, c'est-à-dire celui qui limite la partie inférieure de la bouche, présente de nombreuses épines dirigées en avant. Les deux palpes labiaux sont extrèmement réduits (Pl). Mais elle présente en revanche un appendice spécial, sorte de cône dirigé en bas et en arrière (F). C’est une filière percée à son

. sommet d'un très petit orifice auquel vient aboutir un canal formé de la réunion

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des canaux excréteurs de deux glandes salivaires modifiées, les glandes séricigènes. A la bouche fait suite un œsophage assez Jong et rectiligne, il reçoit de chaque

côté, par un petit orifice s’ouvrant auprès des mandibules, le produit de la

sécrétion des glandes salivaires (S, fig. 11).

À l’œsophage fait suite l'estomac ou ventricule chylifique; il est volumineux et remplit presque toute la cavité du corps.

Après l’estomac vient l'intestin; il est court et se rend directement à l’anus. Il reçoit vers son tiers antérieur l’abouchement d’une paire de vésicules, dans chacune desquelles s’accumule la sécrétion de trois tubes de Malpighi ou canaux urinaires.

Ces tubes (Tm) (un seul est figuré dans son entier sur le dessin) remontent le long de l'estomac, puis redescendent parallèlement à eux-mêmes pour venir après un certain nombre de tours pelotonnés se terminer en un cæcum aveugle.

Ces tours pelotonnés sont maintenus en place par des tractus conjonctifs qui les relient entre eux et au tube digestif.

La portion rectale de l'intestin est reliée aux técuments du dernier segment par deux séries de muscles en haubans (Mscl).

L’anus s'ouvre entre la base des deux fausses pattes anales.

Les glandes séricigenes (Gs) sont deux longs corps parallèles au canal alimentaire. Elles réunissent antérieurement sous l’œsophage leur canal excréteur et débouchent par un pore unique au sommet de la filière que nous avons décrite sous la lèvre inférieure. Postérieurement elles sont terminées en cæcum aveugle et reliées par deux faisceaux de tractus conjonctifs à la région de l'intestin comprise entre le ventricule chylifique et le point viennent s’aboucher les réservoirs des tubes de Malpighi.

Circulation. Le systeme circulatoire des insectes est extrêmement simple.

Le sang remplissant tous les espaces interorganiques baigne tous les organes. Un vaisseau contractile dorsal faisant fonction de cœur conduit le sang d’arrière en avant et détermine des courants réguliers, descendant entre la paroi du corps et le tube digestif.

Le vaisseau. dorsal (fig. 16) peut être considéré comme un muscle creux divisé en une série de huit chambres. Chacune de ces chambres ou ventriculite est séparée de la suivante par un repli qui vient former cloison lors de la systole et empêcher le reflux du sang en arrière. Dans ces replis fonctionnant comme valvules sont ménagées de part et d’autre deux orifices permettant l'entrée du liquide de la cavité générale. Pendant les diastoles, les orifices de communication inférieurs des chambres sont béants ainsi que les orifices de pénétration du sang; pendant la systole, la pression de la masse sanguine incluse rabat les valvules; ferme du même coup les orifices inférieurs des chambres comme les orifices de pénétration et le sang est ainsi poussé graduellement d’arrière en avant.

La marche du liquide sanguin est assurée fort simplement, la Ra s'étendant progressivement du ventriculite postérieur au ventriculite antérieur.

Des muscles triangulaires pairs nommés ailes du cœur, en nombre égal à celui des chambres, sont fixés d’une part à celles-ci et d'autre part aux téguments; ils opèrent par leurs contractions la diastole des ventriculites.

Le tissu adipeux très abondant comme chez toutes les larves d'insectes forme quatre grandes masses longitudinales étendues : deux sur la face ventrale et deux autres dans la région dorsale.

Poitiers.

Ph. François, étudiant.

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LE MONDE DES FOURMIS

Les mœurs des fourmis ont donné lieu à un grand nombre de travaux plus ou moins importants, et j'ai moi-même consacré une partie d’un de mes ouvrages (1) et la totalité d’un autre (2) à décrire les habitudes et le genre de vie de ces peu- plades intelligentes et industrieuses. Je veux aujourd’hui, dans les pages sui- vantes, envisager ces insectes à un autre point de vue et essayer d’esquisser un

tableau d'ensemble du monde” des fourmis, en traçant d’une façon sommaire les

grandes lignes de leur classification.

Certes, mon intention n’est pas de donner ici la nomenclature et encore moins la description de toutes les fourmis du monde entier. Plusieurs volumes ne suf- firaient pas à cette tâche, et je n’ai ni le courage ni la possibilité d'entreprendre un semblable travail. Le but que je me propose est beaucoup plus modeste et je me contenterai de passer une revue générale des principales espèces, en faisant défiler chacune à sa place respective, ce qui permettra d'acquérir une notion approchée de son apparence physique par la seule inspection du rang qui lui sera assigné dans l'ensemble du corps d'armée. Sans négliger les fourmis exotiques qui se recommandent à l'attention par leur physionomie singulière ou leurs

_ habitudes spéciales, j'insisterai plus particulièrement sur nos espèces indigènes

qui nous intéressent d’une manière plus directe, puisque nous les rencontrons à chaque pas dans nos courses ou nos promenades.

L'ensemble des fourmis aujourd’hui connues atteint le chiffre déjà respectable de 1,500 espèces environ, dont la majeure partie est propre aux régions tropi- cales. L'Europe n’en compte guère que 120, sur lesquelles plus de 80 se retrouvent en France, et ce nombre proportionnellement élevé tient à la diversité des condi- tions climatologiques et géologiques que nous offre notre riche pays. L'Angle-

terre, moins privilégiée sous ce rapport, ne nourrit que 29 espèces ; la Suisse, au

contraire, malgré sa faible étendue territoriale, en possède 62 d'apres le recen- sement du Dr Forel.

Pour se faire une idée nette de cette armée de formes hétérogènes, 1l faut nécessairement mettre un peu d'ordre dans les rangs et opérer un premier clas- sement, en tenant compte des affinités naturelles de ces petits animaux entre eux et des différences profondes de leur organisation. D'accord avec les naturalistes modernes, nous les enrégimenterons d’abord dans quatre grandes divisions ou familles que nous allons étudier successivement.

PREMIÈRE FAMILLE LES FORMICIDES

Toutes les fourmis de cette famille se distingueront facilement par leur pétiole abdominal d’un seul articlé, de forme variable, mais présentant ordinairement l'apparence d’une lame verticale ou oblique qu’on appelle l’écaille, et qui sur- monte la mince tige tubulaire reliant le thorax à l'abdomen. Si nous ajoutons que ce dernier n'est jamais étranglé entre son premier et son second segment, et que l’aiguillon nul ou rudimentaire est tout à fait incapable de piquer, nous aurons un ensemble de caractères qui ne permettra pas de confondre les formi- cides avec les fourmis appartenant aux autres familles.

Passons maintenant en revue les principaux genres de cette division ainsi que

_ les espèces les plus remarquables ou les plus connues de chacun d'eux.

Le bataillon des Camponotus s'offre tout d’abord à nos yeux, et ses rangs serrés ne comprennent pas moins de 220 espèces. Ce sont en général d'assez

(1) Speciès des Formicides d'Europe et des pays limitrophes, Gray, 1881-I8$3, 1 vol. in-8 avec 25 planches en partie coloriées. (2) Les Fourmis, Paris, Hachette et Cie, 1 vol. in-16 (sous presse pour paraitre en décembre 1884).

an

grands insectes, difficiles à définir, comme d’ailleurs la plupart des fourmis, si l’on ne veut entrer dans de minutieux détails de structure qui seraient ici hors de saison. Contentons-nous de dire que leur forme est allongée, qu’ils n’ont point d’ocelles et que le dos de leur thorax, ordinairement arrondi d'avant en arrière en courbe continue, présente parfois une forte dépression en angle rentrant à la jonction du #7esonotum et du metanotum

Les Camponotus ne sont pas, à proprement parler, des éleveurs de bétail, mais, s'ils n'ont pas de troupeaux attitrés, ils ne dédaignent pas cependant le laitage des pucerons qu'ils vont traire sur place sans se donner la peine de les parquer ou de les protéger.

Voyons maintenant le défilé de leurs principales espèces :

Voici en première ligne le C. herculeanus L. et son proche parent le C. ligniperdus Latr. Tous deux habitent notre pays, le premier préférant les lieux élevés, le second s’établissant plus volontiers dans la plaine. Ce sont de belles fourmis, à la livrée noire plus ou moins mélangée de rouge, et qui peuvent compter parmi les géants de nos régions tempérées, les ouvrières atteignant parfois 14"/" de longueur et les femelles près de 20%/". Leurs nids, plus fré- quemment sculptés dans l’intérieur des troncs d'arbres, sont parfois aussi minés en terre et surmontés ou non d’un dôme de maçonnerie.

Le C. pubescens Fabr., aussi de grande taille, entièrement noir et hérissé de poils cendrés ne se rencontre guère que dans nos provinces méridionales il habite les troncs d’arbre, les poteaux et jusqu'aux poutres de nos maisons qu'il perfore pour y établir son domicile. Le C. pennsylcanicus de Géer, d'Amé- rique, qui n’est peut-être qu’une variété du précédent, a les mêmes habitudes, comme nous l’apprennent les observations du Rév. Mac Cook.

Une espèce polymorphe et répandue dans le monde entier, elle a été décrite “sous bien des noms différents, est le ©. sylvaticus OI. dont la couleur varie du jaune clair au noir intense en passant par toutes les teintes intermédiaires. Les individus à robe claire, unie ou bigarrée, s’éloignent peu de la région méditerra- néenne, et la variété ZHthops Latr. de couleur noire et de taille plus faible, remonte seule jusqu’à Paris, elle vit généralement sous les pierres.

Le C. cruentalus Latr. remarquable par sa teinte mate d’un rouge vineux mélangé de noir est exclusivement méridional et ne se trouve que dans les parties les plus chaudes de la Provence.

Je signalerai encore comme espèces indigènes le €. marginalus Latr., de plus petite taille, qui niche dans l'écorce et le bois mort, et le C. lateralis OI. à demeure souterraine et facile à reconnaître par la profonde échancrure dorsale de son thorax. Ces deux insectes, qu'on peut rencontrer aux environs de Paris, sont d’un noir luisant, mais en Provence on trouve certains individus du dernier dont la tête est d’un beau rouge vif.

Parmi les espèces tropicales il faut mentionner le C. gigas Latr., originaire de l’Inde, de la Chine et de la Malaisie, la plus grande fourmi de la famille | puisque ses ouvrières arrivent à mesurer 28 et ses femelles 32m/"; le C. seri- ceus Fab., de l’Asie et de l'Afrique équatoriale qui se fait remarquer par le duvet soyeux d’un jaune d’or, recouvrant son abdomen; le C. sericeiventris Guérin, du Brésil, du Mexique et de la Colombie, entièrement revêtu d’une fourrure dorée et se distinguant par les deux épines latérales dont est armé son prothorax; le C. fulvopilosus de Géer, propre à l’Afrique méridionale et dont l'abdomen porte de grosses soies jaunâtres, très caduques, semblables à des piquants de hérisson. Signalons enfin le C. inflatus Lubbock, d'Australie, nou= vellement découvert et qui fait partie du petit nombre des fourmis à miel aujour- d'hui connues.

Les Polyrhachis qui, par l’ensemble de leurs caractères, prennent place à côté des Camponolus sont en général d’un aspect tout différent. Leur thorax et leur

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.… pétiole épineux, leur abdomen sphérique les distinguent aisément, au moins dans _ la majorité des cas, et Je naturaliste un peu exercé sait les reconnaître au pre- mier coup d'œil. Ils comprennent d'assez nombreuses espèces dont plus de moitié est originaire de l’Asie tropicale et de Ja Malaisie: les autres sont disséminées en Australie et dans l'Afrique équatoriale; trois seulement sont américaines ; aucune ne fait parce de la faune européenne. _ Ces insectes vivent en très petites sociétés dans des nids aériens formés d’une sorte de carton végétal : leurs mœurs sont encore à peu près inconnues.

Comme types de ce genre, j'indiquerai : le P. bihamata Drury, de la Malaisie et des îles australiennes, caractérisé par les quatre épines courbes armant son thorax et par l’écaille de son pétiole prolongée sur l'abdomen en forme d’ancre ou de double hamecon; le P. ammon F., d'Australie, à l'abdomen élégamment revêtu d'une toison dorée et dont le thorax et l’écaille portent chacun deux longues épines dirigées en arrière; et le P. maulitaris F., espèce africaine de couleur noire, qui, à l'opposé du précédent, a les épines thoraciques dirigées en avant.

Le genre Colobopsis, renfermant une quinzaine d'espèces propres en majeure partie à l'Asie et à l'Australie, n’est représenté en Europe que par une seule espece d'un brun rougeâtre, le C. {runcala Spin., qui vit en compagnies peu nombreuses dans les troncs d'arbres, les galles, les branches mortes, etc. On _rencontre assez souvent cette fourmi sur les noyers, mais ses nids très dissimulés, sont difficiles à découvrir. Ses fourmilières comprennent, indépendamment des ouvrières, une caste spéciale de so{dats, à tête cylindrique, tronquée à l’extré- mité et d'une physionomie toute particulière. La tête de la femelle à une con- formation analogue, et le mâle, de petite taille, est jusqu’à ce jour resté assez rare dans les collections.

Une seule espèce brésilienne compose le curieux genre Gigantiops; c’est le G. destructor Fab., dont la tête allongée en forme de museau porte deux yeux énormes qui occupent à peu près toute l'étendue de ses bords latéraux.

HiCGray. Ernest ANDRE. | (A suivre.)

COMMUNICATIONS

Polyphyllie du trèfle. J’ignore si le trèfle à 4 folioles, bien connu des sorciers de jadis, porte bonheur encore aujourd’hui aux jeunes filles qui le trouvent, mais je puis dire que la recherche de cette anomalie de la part de trois charmantes demoiselles, dilettanti de botanique, a été une bonne fortune pour moi, car les nombreux exemplaires de Trifolium pratense, 4-5 foliolés, qu’elles m'ont recueillis dans leur villa près de Modène, me mettent à même de signaler un fait qui paraît n'avoir été remarqué jusqu'ici par aucun botaniste. ;

On a mentionné, il est vrai, la polyphyllie du trèfle dans tous les Traités de tératologie

végétale, mais toujours en se contentant de noter le nombre des folioles (4-5, et même 6-7; voir Dr Clos, Tératologie taxinomique, p. 40), sans décrire autrement l’ensemble de ces feuilles. Or en arrêtant mon attention sur ce point, j'ai pu constater que la polyphyllie du trèfle dérive dans presque tous les cas de la partition de la feuille médiane, qui se subdivise tantôt en deux, tantôt en trois folioles secondaires, reproduisant dans ce dernier cas le type de la feuille normale. - D'ailleurs la preuve de ce que j'avance m'a été fournie par un certain nombre de par- titions incomplètes, où, de même que cela a souvent lieu dans les feuilles des genres Rubus, Ulmus, etc., la foliole médiane se montrait tantôt binervée, tantôt trinervée, donnant lieu soit à un limbe plus ou moins profondément trifide ou bifide, soit à deux limbes plus ou moins distincts, dont l'un binervé. L'une de ces transformations in- complètes consistait en une sorte de découpure du limbe en deux parties, dont l’une, supérieure, formait une foliole secondaire, tandis que l'inférieure, binervée, présentait l'aspect d’un cœur. |

Si l'on observe que dans la feuille normale du T. pratense, la foliole médiane est tou-

É

jours plus longuement pétiolulée que les deux autres, et que dans les feuilles 4-5 foliolées les 2-3 folioles opposées à la cannelure du pétiole sont ordinairement supportées par un pétiolule commun, on peut en conclure qu’en développant ces tendances tératologiques par une cuiture spéciale, à force d'engrais, on obtiendrait facilement des variétés à 4 et à 5 folioles, et plutôt même cette dernière que l’autre. |

Enfin si, comme semblent le démontrer les cas signalés de feuilles 6-7 foliolées, la par-

tition pouvait s'étendre aux folioles latérales, on arriverait peut-être aux variétés bi-

trifoliolées et 3-trifoliolées. ?

Modène. | J. Camus. Question. Il y a sans doute parmi vos nombreux abonnés, l’un ou l’autre qui

s'occupe de l’ordre des Batraciens.

Je m'adresse à lui pour lui signaler le fait suivant tout à fait nouveau pour moi.

D'une bordure de lierre qui garnit une corbeille de fleurs devant ma maison, il sort chaque jour, mais à différentes heures, un croassement extrêmement fort et comparable à celui des corbeaux de la plus grande taille. Il provient évidemment d’un petit crapaud noir, très agile, et que j'ai aperçu deux fois à la tombée de la nuit, regagnant sa retraite.

Quel peut-être le nom de ce petit animal, rare selon moi, et quelles sont ses mœurs et ses habitudes? ;

Je remercie d'avance le correspondant qui voudra bien m'éclairer à ce sujet.

La Celle. Aug. DurTREux.

Melolontha fullo. Depuis la publication du dernier numéro, nous avons recu de différents correspondants habitant le bassin de la Garonne, de nouvelles notes établissant que ce hanneton se trouve communément dans toute la région jusque vers Toulouse.

FE. Bombyx mori. Après quinze ans d’études, j'ai élevé le Bombyx mori, sans chaleur artificielle, à Renan (Jura Bernois), à 930 mètres au-dessus du niveau de la mer, région du sapin